Chroniques de Mur-de-Barrez

trilogie #1

VERSION D’ÉTÉ :

 

VENDREDI 9 JUILLET 2021 / FESTIVAL DES VIREVOLTÉS (VIRE)

15 ET 16 JUILLET 2021 / FESTIVAL ÉCLATS DE RUE (CAEN)

 

 

LA VERSION « D’ÉTÉ » SERA CRÉÉE POUR LE FESTIVAL DES VIREVOLTÉS 2021, DANS UNE MSC DE L’AUTEUR, AVEC :  GUILLAUME HINCKY, BENJAMIN HUBERT, AGNÈS SERRI (distribution en cours)

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Quand j’ai écrit cette pièce en 2009, nous étions toujours dans les déboires de l’après crise de 2008. Il y avait dans l’air des affaires de traders désabusés, de casses du siècle, et de virus H1N1. J’avais 27 ans, nous venions ma compagne et moi d’avoir notre premier enfant et de nous installer  à Vire. 

Je me souviens de la soirée où j’ai commencé à écrire. Il était tard, j’étais tout seul avec mon fils qui dormait, j’avais enchaîné un documentaire sur  les Ceausescu et un autre sur la vie tragique de Mike Brandt… Je me suis mis à inventer ça par amusement, juste pour le plaisir d’aligner des blagues. Et je me suis retrouvé plongé dans un genre de tunnel spatio temporel, un peu comme Alice quand elle suit le lapin blanc et qu’elle tombe dans le trou de son rêve. J’ai écrit à l’aveugle,  me suis engouffré avec autant de poésie que de potacherie dans le labyrinthe de mon enfance.

C’est le premier de mes textes a avoir eu un petit retentissement, sélection par plusieurs comités de lecture, mise en voix publique au Théâtre du Rond Point. Les gens se fendaient ouvertement la gueule. 

J’ai essayé de monter une production, mais j’ai vite été happé par un autre travail – finalement j’ai créé Les Canards, mon autre pièce « matrice ». Et puis j’ai un peu rangé le texte dans un tiroir.

 

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Début 2020, je relis la pièce. Je me dis que c’est quand même pas trop mal  et je propose aux Virevoltés la création d’une version « vite fait », au sens de version courte, version pour le plaisir. Il faudra couper, et se préparer à raconter ça devant 300 personnes mangeant des galettes saucisses. Je me dis que ce sera parfait. Alors banco. Rendez-vous le 10 juillet.

Et puis… arrive ce que l’on sait. En mars 2020, tout s’arrête, les festivals sont annulés. Et ma pièce devient furieusement d’actualité. Va-t-on m’accuser d’opportunisme outrancier ? Devrai-je expliquer en long et en large que je l’ai écrite il y a 10 ans et décidé de la créer en début d’année ? Peut-être la réalité ayant rattrapé la fiction, mon histoire de virus mutant mondialisé aura soudainement l’air de pas grand chose ?  Ou au contraire, la dimension poético-politico-foutraque de ma pièce, la vertu métaphorique de son objet, tout cela en fera-t-il un spectacle particulièrement bienvenu ?

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A l’été 2021 sera créée une VERSION D’ÉTÉ, qui durera 1h15 et sera faite pour jouer notamment en extérieur devant des gens de bonne humeur qui mordent dans des galettes saucisses (par exemple).

Durée 1h15 / Cinq comédien.ne.s. / un écrivain metteur en scène/ des masques chirurgicaux de contrebande / une douzaine de pancartes / un costume de yéti. 

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RÉSUMÉ :

Lieu métaphore où le pire est toujours possible, le petit village de Mur-de-Barrez, au nord de l’Aveyron, devient le théâtre d’une remise en cause impitoyable de l’ordre mondial. La rigueur de l’hiver auvergnat, l’austérité de la campagne profonde, le pathétique des personnages qui le hante, tout concours à élaborer une sorte de mythologie locale et avant tout propre à l’auteur.

Contaminé par le virus BZ89, le personnage principal (MOI) propage la contagion à travers le monde, détruisant sur son passage tous les fondements de la société et tous les fondements tout court. Sans logique apparente, il fait le mal autant que le bien, et croise de nombreuses figures : sa mère, Ceaucescu, Ponce Pilate, un chanteur de variétés, une journaliste de France 3 Auvergne, un chef Inuit, un ingénieur de la Nasa, La Démocratie dans le caniveau, une vieille bourgeoise philosophe, une hôtesse de l’air nymphomane… (liste non exhaustive)

ps : le dessin en noir et blanc est signé Fred Hocké et Violaine Decazenove / le dessin en couleur Mélanie Bourgoin